Accueil du site > Plogonnec-Llandysul Français > Ateliers "kontañ kaoz" : ouverts à tous, y compris en cours d’année.

Ateliers "kontañ kaoz" : ouverts à tous, y compris en cours d’année.

Voici les dates à noter pour 2018/2019 : 16 et 30 Novembre, 14 Décembre, 8 et 22 Février, 15 et 29 Mars, 26 Avril, 24 Mai, 7 Juin. Bientôt le programme des "Invités" pour ces dates...

Belle reprise de l’activité ce Dimanche 30 Septembre avec Andrev SEZNEG :
- Ce sont plus de 50 personnes qui se sont retrouvées pour flâner dans le bourg de Plogoneg et écouter Andrev SEZNEG, enfant du pays et conteur en langue bretonne hors pair, qui a raconté quelques bonnes histoires de son répertoire.
- Les participants se sont aussi rendus à la fontaine St Thurien où la vie du saint patron de l’église leur a été contée, puis au lavoir à quelques dizaines de mètres en aval où Andrev a fait frissonner son auditoire avec un conte sur les lavandières de la nuit, les terribles "kannerezed an noz".
- Cet après-midi était à la fois la dernière manifestation des Automnales, dont l’essentiel s’est déroulé sur le week-end des 16 et 17 Septembre derniers, et la séance de reprise de l’atelier de conversation en breton "Kontañ kaoz". Il s’agit d’une activité mise en place par le Comité de Jumelage. Elle est largement ouverte à tous ceux, brittophones confirmés ou non, qui souhaitent échanger en breton et pratiquer la langue du pays.

JPEG - 256.4 ko
JPEG - 349.8 ko
JPEG - 395 ko
JPEG - 341.5 ko


JPEG - 316 ko
JPEG - 341 ko
JPEG - 328.6 ko
JPEG - 231.9 ko


L’établissement du programme 2018-2019 est en cours...

Calendrier 2017-2018 :
- 29 Septembre : remise en route !
- 20 Octobre : visite de Douarnenez avec Alexis BELBEOC’H,
- 10 Novembre : Tudi CREGUER, journaliste à RBO/I,
- 1er Décembre : Mélanie JOUITTEAU, linguiste, chercheuse(CNRS),
- 22 Décembre : Fanny CHAUFFIN, journaliste et enseignante,
- 26 Janvier : Erell COUPIER, Conseil Général du Finistère,
- 9 Mars : Fransez FAVEREAU, au sujet de son dernier livre,
- 30 Mars : Laëtitia FITAMANT, journaliste à Radio Kerne,
- 20 Avril : Yann GERVEN, écrivain et grammairien,
- 18 Mai : Jeux,
- 8 Juin : Annie COZ, écrivaine.

Séance du 8 Juin avec Annie Coz
C’est Annie COZ, écrivaine originaire du Pays Bigouden, qui a clôturé l’année 2017/2018 des séances "Kontañ kaoz".
Elle compte parmi les plus primés des écrivains de langue bretonne contemporains : Prix de la Ville de Redon, 1er Prix du concours de nouvelles lancé par la revue Al Liamm à l’occasion de son 400ème numéro, Prix FR3 et Office de la Langue Bretonne, Prix de la Ville de Vannes, Prix Per-Jakez HELIAS… Pourtant son œuvre n’est pas encore très abondante (ce qui est bien normal car elle n’écrit que depuis peu !) : un recueil de nouvelles, "Bili er mor" ("Des galets dans la mer"), deux romans pour adolescents, "Milio hag ar viziterien noz" ("Milio et les visiteurs du soir") et "Molwen, Bim hag al laer" ("Molwen, Dim et le voleur"), et d’autres nouvelles publiées dans différentes revues (Al liamm, Aber…) qu’elle espère voir prochainement réunis dans un second recueil.
Les participants venus la rencontrer ce vendredi 8 Juin ont pu accéder à cet univers toujours un peu mystérieux de la création littéraire. En mots très simples, Annie COZ a expliqué comment, interpelée par ce rapport inégal entre les deux cultures qui l’avaient nourrie, elle avait, après une carrière de professeure d’allemand, cédé à l’irrépressible envie de se réapproprier la langue de ses parents… Et aussi comment elle a retrouvé les mots de son enfance au travers de cours du soir puis de cours à l’Université pour préparer une Licence de Breton…
Ses auditeurs ont surtout eu la chance d’approcher la façon dont lui vient l’inspiration : tout part de quelque chose du quotidien qui retient son attention : un détail, une anecdote… De là, son imagination ébauche le début d’une histoire qui se développe rapidement… C’est ainsi qu’elle peut rester pendant plus de cinq heures sur son clavier pour rédiger, de A à Z, une nouvelle.
Pour exemple, elle a évoqué comment est né le roman "Milio hag ar viziterien noz" : des poubelles débordantes devant chez elle. Et de ce détail s’est développée une intrigue policière, tout à fait étrangère, bien sûr, à cette situation de départ…
Au final, une bien belle rencontre pour clore l’exercice d’une année… et donner envie de redémarrer l’activité au plus tôt l’année prochaine.

Séance du 20 Avril avec Yann Gerven
Une vingtaine de personnes étaient au rendez-vous, le 20 Avril dernier, avec Yann GERVEN, romancier et grammairien renommé dans le monde de la langue bretonne.

On lui a posé beaucoup de questions, et chacun a pu s’en retourner chez lui avec son lot de réponses.
- Comment lui viennent ses idées d’écriture ? Le plus souvent dans la journée, lors d’activités manuelles…
- Quand écrit-il ? Le soir, enfin d’après-midi. Il écrit d’abord sur papier, avec un crayon, comme autrefois ! Ensuite il réécrit tout sur ordinateur… pour avancer le travail de l’éditeur.
- Comment fait-il pour supprimer les coquilles ? Comme la plupart des écrivains : il confie son travail à quelqu’un d’autre…
- Et comment écrit-on un roman policier ? En plus d’imaginer des personnages et les événements auxquels ils prennent part, il faut avoir de la mémoire et de la logique pour pouvoir donner des suites crédibles aux faits déjà racontés… Et il faut aussi, ici et là, laisser filtrer des indices qui pourront mettre le lecteur sur le chemin de la résolution de l’intrigue de l’histoire !
- A-t-il toujours tous les mots pour raconter ce qu’il veut ? Il n’a nul besoin d’inventer des mots. Il réfléchit et crée en breton, et depuis son enfance il a amassé un vocabulaire suffisant…
- Continuera-t-il à écrire des cours de grammaire pour l’hebdomadaire "Ya" ? Oui ! Car la tâche est immense tant est lourde l’influence l’influence du français sur les brittophones d’aujourd’hui !

Une rencontre avec un grand homme du monde de la langue bretonne, mais une rencontre pleine de simplicité.

Séance du 30 Mars avec Laëtitia Fitamant
Passer une heure et demie à converser avec Laetitia FITAMANT, c’est entendre des propos plein de sérénité, même lorsque l’on aborde des sujets "craignos" qui poussent certains à la critique ou les font enrager, ou aigrissent leur humeur…

Quoi, par exemple ?
- L’accentuation ? Selon elle, il n’y en a pas une qui soit plus authentique qu’une autre. Il y a plusieurs façons d’accentuer en Bretagne, et autant de façons de parler breton qu’il y a de brittophones. Elle dit qu’elle change d’accent (sans même s’en apercevoir, le plus souvent !) en fonction de celui ou celle avec qui elle parle…
- "Ce n’est pas le même breton !" ? Evidemment, elle ne nie pas que ce genre de réplique impolie ait souvent été, et soit encore, adressées par des brittophones de naissance à des néobrittophones tentant de nouer contact avec eux dans leur breton hésitant… mais elle dit aussi que ce genre d’attitude et de comportement disparait peu à peu au fur et à mesure que vont croissant la compétence et l’assurance des néobrittophones et diminue la honte qui pesait sur les bretons et surtout les brittophones de naissance. "Ils ont regagné un peu de confiance" dit-elle.
- pour autant, elle ne nie combien il peut être difficile pour les apprenants d’avancer dans une langue telle que le breton que l’on n’entend plus au quotidien dans les lieux publics… et elle sait aussi, de par les interviews qu’elle réalise, combien est profonde la blessure de la rupture de la transmission de la langue d’une génération à l’autre.

Alors d’où lui vient tant d’assurance tranquille ? De la richesse des échanges qu’elle noue avec les gens (nombreux) qu’elle interviewe pour alimenter les émissions de Radio Kerne. Elle dit que, depuis le début, cela a été, et reste encore, un plaisir ininterrompu. Et si on lui demande ce qui est le plus difficile dans son métier, arrivent, sur le ton de l’humour, des réponses assez inattendues : "ne pas se décourager lorsque l’on pense au nombre de plus en plus réduit d’adultes que l’on peut encore enregistre aujourd’hui", ou " ne pas tourner bourrique lorsque l’on pense à des sujets que l’on doit délaisser parce qu’il n’y a pas de brittophones pour y apporter leur éclairage". Mais ce ne sont pas des propos amers ou désespérés… Ils ne font qu’évoquer l’infinité des sujets que l’on peut traiter en breton…

Une heure et demie à converser avec Laetitia FITAMANT… et l’on s’en va l’esprit serein dans la pratique du breton…

Séance du 9 Mars avec Fransez Favereau

JPEG - 234.8 ko

"Rien ne se perd, rien ne se crée, tout se transforme". C’est un peu cet adage, attribué à LAVOISIER, qui a été illustré par Frañsez FAVEREAU lors de la séance "Kontañ Kaoz" de vendredi dernier 9 Mars devant un auditoire attentif et captivé de pas moins de 25 personnes. Mais, bien évidemment, ce n’est ni de chimie ni de physique qu’il a parlé, mais de linguistique, et plus particulièrement de lexicologie. Le thème de son intervention ? La présence de nombreux mots gaulois dans la plupart des langues d’Europe, mortes ou vivantes. Selon quelle loi de la linguistique ? Les échanges entre des peuples parlant des langues différentes font que des mots d’une langue sont adoptés dans une autre langue. Ceci provoque bien-sûr des modifications dans la forme et la signification de ces mots, mais ceux-ci conservent toujours quelque chose de leurs racines, une espèce de socle d’origine… Frañsez FAVEREAU a invité ses auditeurs à vérifier la véracité de cette loi en mettant en regard des mots qui semblent bien éloignés les uns des autres comme, par exemple, le mot arabe "cheik" et les mots français "chèque" et "échec". Quel est leur socle commun ? Le pouvoir ! Le pouvoir du chef ("cheik"), le pouvoir de celui qui possède l’argent (celui qui fait le "chèque"), et la perte du pouvoir (l’"échec"). Sur le modèle de quelques exemples de parenté de ce type entre mots appartenant à des langues différentes, Frañsez FAVEREAU a recentré son propos sur la présence de nombreux mots du celtique ancien, ou gaulois, dans diverses autres langues. Ainsi, parmi bien d’autres exemples, à partir du terme celtique ancien "camb-" exprimant l’idée générale de "courbe", il nous a donné une idée de ce que peut être l’"odyssée" (c. à d. "voyage plein de détours et d’aventures") d’un mot-racine (ou "étymon") à travers le temps, les langues et les domaines les plus variés qui soient : du français "camion" au breton "kamm", en passant par des noms de lieux tels que "Cambridge" en Grande-Bretagne, "Chambord" en France, ou en Bretagne le village plogoniste de "Camasquel". (- "Camion" : aujourd’hui comme hier, un camion est un véhicule de transport de marchandises. Ce genre de véhicule est aujourd’hui équipé d’un moteur, mais il est évident que cela n’a pas toujours été le cas ! A l’origine, ce terme désigne une charrette à bras dont les brancards étaient des montants de bois recourbés. Nous sommes ici en présence d’une métonymie, c. à d. une figure de style qui consiste à désigner un ensemble (le véhicule) par une des parties de cet ensemble (les brancards). Au fil des siècles et de l’évolution des techniques, le mot "camion" est resté pour désigner un véhicule de transport (avec ou sans brancards).
- "Kamm" : courbe ; boiteux.
- "Chambord" évoque le méandre, la courbe de la rivière qui traverse le territoire devenu la commune de Chambord.
- "Cambridge" : le pont sur le méandre de la rivière.
- "Camasquel" : "kammaskell". "Askell" est ici à prendre au sens large, c. à d. "partie latérale, en marge, de quelque chose". Donc, "kammaskell" signifie ici : "courbe de la partie latérale" ou "partie latérale courbée". Ici, très certainement, il dénomme une parcelle de terrain.) Au fil de nombreux autres exemples, comme ceux mettant en rapport la ville de Milan (Milano) en Italie et la commune de Meslan en Bretagne, ou encore des mots tels que "dour" en breton ou "dwr" en gallois, et "douve" en français, Frañsez FAVEREAU n’a pas manqué de faire observer que, en Bretagne, de par les clés d’interprétation que nous donne la langue bretonne, nous sommes les plus à même d’éclairer l’origine de nombreux termes en usage dans telle ou telle langue d’Europe. Tout cela est bien sérieux, direz-vous, et très certainement ennuyeux ! Pas du tout ! En plus d’être expert en lexicologie, Frañsez FAVEREAU est un conteur né. Il a ce rare talent d’expliquer de façon simple, imagée et passionnée, des choses qui paraissent rébarbatives.

Séance du 26 janvier avec Erell Coupier
Elle a appris le breton à l’école, dans le Trégor, mais elle n’avait pas du tout dans l’idée de travailler un jour par et pour la langue bretonne. Après le baccalauréat, elle a fait des études d’urbanisme (5 ans), et elle a ensuite travaillé dans ce secteur pendant quelques années, pour les communes. Elle est aussi partie à l’étranger mettre son savoir et son savoir-faire au service des populations de Mauritanie, pour coordonner et réaliser des projets importants dans ce type de pays : creuser des puits, construire des écoles, des barrages... Depuis 2014, elle travaille pour le Conseil Départemental du Finistère sur un poste comme il n’en a pas été créé beaucoup par l’administration : s’occuper du développement de la langue bretonne. Elle travaille donc avec toutes sortes de gens et d’associations qui nourissent des projets sur la langue ou la culture du pays : préciser les idées, préparer les dossiers administratifs et les projets à remettre aux élus avant le vote des subventions. Ceux qui sont qui sont venus la rencontrer à Plogonnec ont eu l’occasion de découvrir les principaux domaines du schéma adopté par le Conseil Départemental pour développer l’usage du breton : le bilinguisme précoce, l’enseignement tant pour les enfants que pour les adultes, les liens intergénérationnels… Cela a en plus été l’occasion de rencontrer une jeune femme très motivée par sa mission et qui sait mettre au service de son travail actuel l’expérience acquise de ses métiers antérieurs. Grand merci à elle d’être venue passer un instant avec nous !

Séance du 22 Décembre avec Fanny Chauffin

JPEG - 58 ko

"Diwan est un miracle". C’est en ces termes que l’on parle parfois de cette filière scolaire créée il a quarante ans.

Si l’on en croit les dictionnaires, un miracle est un événement positif que l’on croit être survenu grâce à un soutien surnaturel et que l’on ne peut expliquer de façon scientifique et rationnelle. C’est pourtant avec une approche très scientifique et rationnelle que Fanny CHAUFFIN nous a parlé des écoles de cette filière.

Cela ne lui a pas été trop difficile de montrer que leur création, en 1977, et leur maintien jusqu’à ce jour, a été un "événement positif" pour les usagers de la langue bretonne et pour le pays en général :
- il y a eu à nouveau des brittophones de naissance, et ce phénomène perdure, alors que la transmission du breton de parents à enfants avait été coupée depuis des décennies…
- grâce à ce "bon exemple" (peut-être serait-il plus proche de la vérité de dire : "par crainte de perdre trop d’élèves"…), ont ensuite été créées des classes bilingues dans les deux filières "officielles" de l’enseignement : les écoles de l’Etat et les écoles Chrétiennes,
- une économie est née, avec des centaines d’emplois, portée par l’activité des écoles elles-mêmes et de toutes les institutions, associations, entreprises, organisations de toutes sortes qui travaillent pour elles et par elles…
- une avancée gigantesque a été impulsée à la langue elle-même et à son enseignement car il fallait, au fil des années et des enfants passant d’une classe à l’autre, concevoir le contenu des cours…

Il n’a pas non plus été trop difficile à Fanny de faire comprendre que ce n’était pas "par miracle" (c. à d. "grâce à un soutien surnaturel et que l’on ne peut expliquer de façon scientifique et rationnelle") que tout cela a été réalisé, mais à partir de l’immense travail des "pionniers" : des parents qui, en plus d’être père et mère, ont dû s’adonner bénévolement à toutes sortes de métiers, des enseignants qui ont su aussi être artistes…

Et ensuite a été analysée la "matière du miracle" :
- des résultats aux examens parmi les meilleurs (particulièrement au baccalauréat)…
- pour les élèves, une aptitude évidente pour l’apprentissage des langues…
- une aptitude qui peut faire de chaque élève un routard sûr de lui… et nombreux sont ceux qui, scolarisés à Diwan, sont aujourd’hui installés à l’étranger…
- un enseignement des matières officielles associé à la découverte des arts…
- et, de là, une capacité à la création inhabituelle en milieu scolaire : des écrivains (15 livres en moins de 15 ans, par 18 écrivains de moins de 18 ans), des musiciens, des acteurs, des chanteurs…
- … et malgré tout un niveau de langue en breton qui laisserait parfois à désirer !

Fanny a fait plus qu’analyser le passé et le présent. Elle a aussi exposé le strict nécessaire pour que tout cela continue à ce niveau d’excellence et pour améliorer ce qui est objet de reproche :
- travailler pour de bon sur et par l’audiovisuel, et pas seulement sur et par la littérature écrite…
- développer, en dehors des écoles, des réseaux de pratique de la langue bretonne…
- continuer de donner, dans l’enseignement, une grande place à la création artistique…
- mettre en valeur la tradition orale…

Une heure et demie qui a passé bien vite ! Et beaucoup de choses à découvrir sur un sujet dont on parle souvent mais que l’on connait bien mal !

Séance du 3 Décembre avec Mélanie Jouitteau
Nous étions 21, venus bavarder avec Mélanie. Heureusement que l’on avait changé de salle ! Celle que nous utilisons habituellement aurait été trop petite… Nous avons passé ensemble un bon moment. Et comme Mélanie est une "mordue" de toutes sortes de détails ayant trait à telle ou telle façon de dire telle ou telle chose dans tel ou tel endroit, nous avons eu le plaisir d’entendre, à partir de ses questions et du savoir des uns et des autres, selon leur commune d’origine ou de résidence, toutes sortes d’observations sur des expressions, des façons de tourner les phrases… Elle a consigné, sur son site "Arbres", les résultats de cet échange, ainsi que des solutions aux questions restées sans réponse ("dour tomm" pe "dour domm" ?). On peut consulter le tout à l’adresse suivante : Arbres (Chacun peut, sur le site "Arbres", créer un compte pour y consigner ses observations ou proposer une correction de tel ou tel point) Non, non ! Ce n’était pas du tout "torr-penn" ! Au contraire ! C’était un délice de goûter à la saveur de tournures profondément enracinées dans la vie et l’histoire de différents terroirs et communes… Mélanie a dit qu’elle reviendrait, avec une liste de choses précises à demander… On va prévoir cela pour le début de la prochaine année (scolaire, évidemment, c. à d. en Septembre 2018). Mais, à tout prendre, le plus grand plaisir a été de faire le constat que les uns et les autres se comprenaient, quel que soit le breton "local" qu’ils parlaient… ce qui n’a pas du tout surpris la linguiste qu’est Mélanie, qui a expliqué qu’il n’y avait rien de plus normal puisque le breton est une langue avec, certes, des formes variées (comme toutes les langues), mais avec une charpente (un "squelette" comme elle aime à dire) commune à tous les terroirs où l’on parle breton.

Séance du 10 Novembre avec Tudi Creguer
Un agréable moment passé à discuter avec Tudi CREQUER, journaliste à R.B.I./O. depuis Janvier 2016.
Et il y avait aussi à apprendre :
- comment, et dans quels domaines, sont formés les futurs journalistes dans les écoles qui forment à ces métiers,
- quelle est l’existence d’un journaliste de la presse parlée qui présente les informations du matin à 6h15, et même plus tôt,
- comment se prépare un journal parlé…
Le tout a été présenté avec l’optimisme et la sérénité d’un jeune brittophone qui vérifie tous les jours sur le terrain que, pour élargir la pratique du breton, rien n’est plus efficace que de le parler quotidiennement, partout et avec le plus de gens possible.
Un témoignage encourageant et réconfortant pour tous ceux qui s’attachent à apprendre la langue du pays et à l’utiliser !

20 Octobre à Douarnenez : du plaisir sous la pluie ! Avec Alexis.
Dix-huit personnes, dont plusieurs "nouvelles têtes", ont suivi Alexis BELBEOC’H le long des rues, ruelles et placettes de Douarnenez pour découvrir les lieux emblématiques de la vie de la ville il n’y a pas encore si longtemps… :
- les "Fritur" ou l’on mettait le poisson en conserve,
- les magasins qui vendaient de quoi faire le "stronk" pour appâter et toute sorte de matériel pour la pêche,
- la glacière,
- la filature qui tissant les filets,
- les cafés du port, qui servaient en fait de siège social aux équipages des bateaux de pêche, et dont quelques uns étaient actionnaires de certains bateaux,
- les courettes attenantes à certaines maisons de pêcheur, où l’on tannait les filets et les vêtements de travail en les trempant dans de l’eau salée bouillante où l’on avait dilué le cachou,
- l’Abri du Marin et sa devise au fronton : "Dieu, Honneur et Patrie". L’attention des promeneurs a aussi été attirée sur les transformations de certains lieux au fur et à mesure de la croissance de la ville et de l’activité de ses habitants :
- un mur de soutènement, dont la base était il n’y a pas si longtemps léchée par les vaguelettes des marées les plus hautes… alors qu’elle est aujourd’hui bordée par l’asphalte d’une rue…
- un parking, sous les pavés duquel on peut imaginer le sable de la plage…
- l’église originelle de la paroisse, aujourd’hui devenue la chapelle Ste Hélène, mais qui a gardé envers et contre tout son hôte principal : Santig Du !

JPEG - 355.3 ko
JPEG - 313.3 ko
JPEG - 314.8 ko
JPEG - 293.9 ko
JPEG - 267.4 ko
JPEG - 341.1 ko
JPEG - 194.5 ko
JPEG - 260.6 ko


Archives 2016-2017

Séance du 7 Avril avec Ronan Hénaff
Mettre les brittophones de toutes sortes en contact : voilà l’objectif premier des séances "Kontañ Kaoz".
Objectif atteint pour la séance qui s’est tenue le Vendredi 7 Avril (2017). C’est Ronan HENAFF qui avait été invité, un homme de Locronan, né il y a plus de 80 ans et dont le breton a été la première langue. Les participants ont été immergés dans une langue telle qu’elle était dans la première partie du siècle passé, une langue robuste que ses locuteurs savaient utiliser pour tout dire par elle et à travers elle, une langue si riche qu’ils savaient créer tous les mots nouveaux dont ils avaient besoin. Et cette richesse, Ronan l’a gardée, et il l’a montré clairement en faisant savoir qu’il trouvait anormal d’entendre certains utiliser le mot "sokial" ("social"), qui sonnait trop français à ses oreilles, alors qu’il en existe un autre : "kevredadel", créé à partir de mots de toujours : "kevre" ("regroupement de personnes", "ce qui unit des gens entre eux"), "kevredad" (que l’on traduirait de façon semblable en français).
L’entendre raconter en quelles circonstances il a prononcé ses premiers mots en français a aussi été très émouvant, ou comment étaient accueillis à l’école du bourg les enfants qui ne savaient que le breton, comment chacun cherchait à se débarrasser, en dénonçant ou en piégeant ses camarades, du "symbole" chaque fois qu’il lui arrivait de se faire prendre à parler breton.

Séance du 17 Mars avec Alexis BELBEOC’H
La séance de "Kontañ Kaoz" du 17 Mars a été d’un grand intérêt et d’une grande originalité.
Alexis BELBEOC’H a présenté sa collection de céramique populaire (celle dont on parle peu) : des pièces de grès, de terre vernissée et de faïence (celles que l’on trouve le plus couramment aujourd’hui car elles n’étaient pas utilisées au quotidien – et en conséquence en grand risque d’être cassées – mais plutôt exposées sur des vaisseliers pour décorer la maison).
Il a expliqué comment est né, sur les rives de l’Odet à Locmaria, un véritable "style de Quimper" car, si les dirigeants des ateliers de poterie venaient de l’extérieur, les ouvriers, dont les peinteurs, étaient, eux, du pays. Et l’on peut dire que ce "style de Quimper", avec ses motifs et ses façons de les dessiner, est un témoignage sans pareil de l’expression plastique et de l’imagination de Bretons des trois siècles passés.

Séance du 27 Janvier avec Maryvonne POULIQUEN

Séance du 23 Septembre avec Fañch DUROS.

JPEG - 393.6 ko
JPEG - 359.1 ko
JPEG - 383.8 ko
JPEG - 351.7 ko



- Jamais autant de gens n’étaient venus à une séance “Kontañ kaoz”. Mais il faut dire que le temps était beau… et qu’il avait été prévu une séance ‘’en extérieur’’, pour suivre Fañch DUROS à travers champs, et rechercher et identifier les plantes indigènes, et aussi évoquer leurs vertus pharmacologiques.
- Les participants étaient très variés : certains en connaissaient déjà beaucoup sur le sujet, et d’autres rien… Mais pour tous il y avait à apprendre.
- Par exemple, il a été évoqué la ‘’Théorie des signatures’’ selon laquelle les plantes, d’une façon ou d’une autre, que ce soit par leurs formes, leur odeur, leur goût… ou toute autre caractéristique, signalent leurs vertus pour soigner telle ou telle maladie, telle ou telle blessure ou résoudre tel ou tel problème… C’est ainsi que l’on dit que la ‘’chélidoine’’ (“Chelidonium majus” en latin, ‘’louzaouenn ar gwenilied’’ en breton) est bonne pour soigner les crises de foie… parce que son suc est jaune…
- On a pu aussi observer combien était sans mesure l’imagination et la poésie des brittophones pour nommer les plantes tant sont nombreuses et variées les façons de désigner l’une d’entre elles selon l’angle sous lequel on la considère. C’est ainsi que l’on appelle “aour he zal” (‘’front doré’’) la ‘’camomille sauvage’’ (“Matricaria chamomillia” en latin) si l’on est porté à considérer plutôt les formes et la couleur de ses fleurs. Mais on dira “louzaouenn St Yann” (‘’fleur de St Jean’’) si l’on tient compte de l’acmé de sa floraison, “tro-heol” (‘’tournesol’’) si l’on observe son comportement sur la durée d’une journée, “louzaouenn ar mammoù” (‘’plante des mères’’) si on considère ses vertus curatives, ou encore “fanulgon” (‘’chrysanthème’’) par ressemblance avec une autre plante…
- Et la séance s’est terminée par un pot car, tout le monde le sait, marcher tout en réfléchissant et en apprenant dessèche le gosier !

Instagram dit analyse centralisée a montré que seul 21% des consommateurs achètent un artefact le jour aborigène, ils voient Replique Montre en ligne. La plupart ont tendance à absorber un jour ou la meilleure réponse sur un compte avant achat de Replique Montre Panerai. Facebook, l’acheteur d’Instagram, a été agressivement blamer nouvelle apparence sur son application photo acceptée cette année. En ao ?t, Instagram a lancé Instagram Histoires, qui apparaissent les précèdent affectueux Replique Montre Hublot l’anatomie comme Snapchat(www.repliquemontre4u.com).

CALENDRIER 2015-2016.

20 Novembre Mélanie Jouitteau
04 Décembre Lou Millour, Loïg Jade (Radio Kerne)
08 Janvier Séance gourmande...
26 Février Pauline Kerscaven (R.B.O.)
23 Février Visite de Radio Kerne à 17h
11 Mars Fransez Favereau
01 Avril Lukian Kergoat
13 Mai Marivonig Gouerou (Diwan)
10 Juin Sten Charbonneau

Séance du 10 Juin avec Sten Charbonneau
Ce n’était pas la première fois que Sten CHARBONNEAU venait animer une séance ‘’Kontañ Kaoz’’ à Plogoneg. L’an passé il était venu présenter l’un de ses jeux en breton : ‘’Din an dorn’’ (‘’A moi la main’’). Cette année, c’est ‘’Klask ar ger’’ (‘’Cherche le mot’’) qu’il a présenté. La règle est très simple : le but du jeu est de faire trouver par ses coéquipiers un mot précis… mais, évidemment, pour compliquer un peu l’affaire, il y a des mots qu’il est interdit d’utiliser ! Une dizaine de personnes, et parmi eux des enfants qui le plus souvent été plus compétents que les adultes, ont mis à contribution leur habilité en breton pour faire deviner par leur équipe le mot à découvrir. Une fin d’après-midi bien agréable !

Séance du 13 Mai avec Marivonig Gouerou

JPEG - 38.4 ko

Jamais encore nos séances "Kontañ Kaoz" n’avaient connu une telle cure de jouvance. Nikolas, 10 ans, qui habite à Guengat, a voulu "seconder" son institutrice pour animer cette séance. C’est Marivonig GOUEROU, institutrice à l’Ecole Diwan de Kerfeunteun Quimper, qui était invitée pour présenter dans les grandes lignes ce qu’est le quotidien d’une école Diwan. Avec l’aide de Nikolas, qui intervenait bien volontiers, Marivonig a présenté ce qu’est le travail des instituteurs et des auxiliaires, comment les enfants adoptent le breton ou le français selon l’interlocuteur avec lequel ils parlent... On a aussi parlé des programmes et des "activités pédagogiques complémentaires". Les livres utilisés pour les cours d’histoire, de géographie, de mathématiques...on été présentés. Sérieux, n’est-ce pas ? Mais le sérieux n’est pas incompatible avec le plaisir. Et du plaisir il y a eu !

Séance du 1er Avril avec Lukian KERGOAT
Depuis toujours, la curiosité de la plupart des gens a été émoustillée par l’envie d’en savoir plus sur le nom de nos communes, de nos villages et de tous les lieux fréquentés au quotidien... Et ce n’est pas le nombre de personnes venues écouter Lukian KERGOAT dans la grande salle du Foyer Communal le 1er Avril dernier qui fera penser le contraire. Elles étaient nombreuses et certaines d’entre elles venaient pour la première fois. Le temps a été trop court pour satisfaire la curiosité de chacun... Lukian a cependant eu le temps de renseigner ses auditeurs à propos des principaux noms de lieux de la commune, tout d’abord "Plogoneg" !
Un clic sur le document pdf pour lire la suite...

PDF - 47.7 ko

Séance du 11 Mars avec Francès FAVEREAU
Quand l’art du conteur croise l’érudition du lexicographe…
- Il faisait froid dehors et très chaud dans la petite salle du Foyer Communal... où plus de 20 personnes se sont "entassées" pour écouter et converser avec Fransez FAVEREAU venu spécialement de Guingamp à la rencontre des habitués des séances ‘’Kontañ Kaoz’’. Il a su déployer des talents à la fois de conteur et de pédagogue pour, entre autres choses, expliquer les méandres de la ‘’généalogie’’ des mots que nous utilisons au quotidien sans soupçonner leur origine. C’est ainsi qu’il a évoqué comment des mots aujourd’hui présents dans la langue française, et qu’en toute bonne foi on s’imagine découler du latin, ont en fait d’abord été empruntés par le latin au gaulois (langue celtique de la même famille que le breton actuel). C’est pourquoi bien des mots du breton actuel ont ‘’un air de famille’’ avec des mots français. C’est en fait parce que ces derniers sont un héritage de ces temps où les Romains empruntaient à la langue gauloise des pans entiers de vocabulaire relevant de domaines où les Gaulois étaient techniquement plus avancés. Ce phénomène d’emprunt est permanent dans l’histoire des langues et des civilisations, et il se vérifie encore aujourd’hui… Au final, c’est un moment des plus agréables qu’ont passé les participants, un moment qui a paru bien court même s’il a largement débordé du cadre horaire habituel de l’activité.

JPEG - 32.9 ko
JPEG - 40.3 ko


Séance du 26 Février avec Pauline KERSCAVEN

JPEG - 194 ko

Elle n’a pas encore beaucoup d’années, mais ce n’est pas pour autant que la rencontre avec elle a tourné court. Elle a déjà fait mille et une choses .Elle a été journaliste, et elle l’est encore à ce jour, à Radio Breizh Izel (R.B.I.), un métier s’il en est dont l’exercice permet d’aborder une foule de gens, de thèmes et de circonstances différentes. Elle a aussi été, pendant deux ans, coordinatrice de l’opération ‘’Quêteurs et passeurs de mémoires’’. Et elle a voyagé. C’est surtout son aventure de huit mois en Amérique du Sud, de Septembre 2011 à Mai 2012, qu’elle a souhaité raconter : ‘’Traverser’’ est le nom qu’elle a donné à ce périple de l’Argentine au Sud (et particulièrement de la Patagonie où vivent, depuis le XIXème siècle, beaucoup de Gallois qui ont conservé avec vigueur leur langue) jusque la Colombie au Nord .Pour découvrir l’immensité et la diversité du monde, direz-vous ! Certainement ! Mais ce n’est pas tout ! Ce qu’elle voulait faire, c’est découvrir des pays, des peuples, des cultures, etc., pour transmettre toutes ces richesses aux écoliers des classes bilingues. Donc, au fil des huit mois de son voyage, elle est restée en contact avec les collégiens de sept écoles bilingues, en leur envoyant des films, des photos, des écrits, et même en bavardant ‘’en direct’’ avec eux par internet. De courts instants, et ce n’est pas difficile de comprendre pourquoi : l’heure en Bretagne n’est pas la même qu’au Chili, en Bolivie, au Pérou, en Equateur… C‘est ce qu’on appelle le ‘’décalage horaire’’ ! Pauline KERSCAVEN a été, sur le continent Sud Américain, une vraie ambassadrice pour les jeunes bilingues de Bretagne. Ce fut un plaisir de l’écouter, regarder ses photos, et lui poser mille questions !

Séance du 4 Décembre avec RADIO KERNE (Lou Millour et Loïg Jade)

Séance du 20 Novembre avec Mélanie JOUITTEAU
- Mélanie Jouitteau est originaire de Nantes et habite Locronan depuis quelques années. Une bonne douzaine de personnes sont venues dialoguer avec elle. Elles ont pu approcher le monumental travail entrepris par cette titulaire d’un Doctorat en linguistique, chercheuse au CNRS au laboratoire IKER, et qui s’est fixé pour tâche de décrire la grammaire du breton sur la base de la pratique de ceux dont c’est la première langue. Elle met son travail en ligne sur un site internet nommé ‘’Arbres’’, consultable par qui veut et à l’amélioration duquel tout un chacun peut contribuer. C’est à la découverte de ce site qu’elle a invité les participants, un site dont elle dit qu’il ‘’est mieux qu’hier et bien plus mauvais que demain’’, définissant son travail comme la ‘’construction d’un pont’’ entre les brittophones, tous les brittophones, ceux d’hier, ceux d’aujourd’hui et ceux de demain, ainsi que le monde de la recherche internationale en linguistique formelle. -Jetez-y un coup d’oeil ! : Arbres ainsi que sur son Site professionnel .

JPEG - 442.2 ko

ARCHIVES

2014-2015

14 Novembre Yann Fulup Dupuy
28 Novembre Gaby Bizien
12 Décembre Lukian Kergoat
06 Février Sten Charbonneau
06 Mars Gwenole Guével
20 Mars Loïg Jade
03 Avril Guy Le Corre
17 Avril Martial Menard
22 Mai Goulwena Le Hénaff
11 Juin Distillerie des Menhirs

Séance du 6 Février avec Sten Charbonneau :

Séance du 12 Décembre avec Lukian KERGOAT  :
- Une vingtaine de personnes sont venues écouter, vendredi 12 Décembre, Lukian KERGOAT parler de l’histoire de la langue bretonne. Et elles n’ont pas été déçues tant est riche et inattendue l’histoire de notre langue qui reste, à l’heure d’aujourd’hui, quasiment inconnue de la plupart des Bretons… une langue dont on trouve des traces écrites sur les plus anciens manuscrits du Haut Moyen Age.
- C’est ainsi qu’a été évoqué un manuscrit écrit à la fin du VIIIème siècle et qui est aujourd’hui conservé à la bibliothèque de l’Université de Leyde (Pays Bas). Il provient sans doute de l’Abbaye St Gwenole de Landevenneg, mais on n’en est pas sûr… Quatre feuillets écrits composent ce manuscrit, qui est une partie d’un manuel de médecine dont le titre est « Praecepta medica ». C’est un manuscrit en latin et l’on trouve des mots de vieux breton directement intégrés dans le texte et non sous la forme de gloses écrites sur les marges du texte comme cela arrive assez souvent sur des manuscrits sur lesquels ont travaillé des clercs ou des moines bretons…
- On a aussi parlé du premier écrivain breton dont on connait le nom : Ivonet OMNES qui, au XIVème siècle, écrivit sur la marge d’un manuscrit sur lequel il travaillait, surement pour s’aérer l’esprit et se défatiguer la tête, les vers suivants : « Me am eus un amourig J’ai un amour Joliig Joli Dindan an del(ioù) Sous les feuilles M’he gwelas » Je la vis Hé oui ! Les moines sont aussi des êtres humains !
- Lukian KERGOAT a ainsi promené son auditoire à travers le temps jusqu’au XIXème siècle de la IIIème République pour donner à connaitre tel ou tel état de l’évolution de la langue, ou comment elle a été traitée (maltraitée, pour dire vrai) par les fonctionnaires de l’administration de l’Etat ou par certains politiciens…
- Evidemment, le temps a été trop court pour épuiser un sujet aussi vaste… Et il resterait certainement encore de quoi alimenter une autre séance, si ce n’est deux ou plus… A voir !

Séance du 14 Novembre avec Yann-Fulup Dupuy  :
- La quinzaine de personnes venue l’écouter ont eu plaisir à faire connaissance avec un écrivain prolixe, surprenant parfois, un écrivain aussi habile dans le genre du roman que dans celui du théâtre.
- Enseignant de breton... après avoir étudié les Beaux Arts, il était surtout intéressé par la construction des églises gothiques. Rien d’étonnant donc à ce que le titre de l’un de ses romans soit "Ar gariadez vaen", un roman policier qui a reçu le prix Langleiz en 2007. Cette "Gariadez vaen" est en fait une cathédrale, qui est le cadre du roman... si ce n’est l’un des personnages !
- Il a été invité à l’initiative de Jean-Yves KERVAREC, acteur dans la troupe "Tro Didro" , après qu’ait été jouée à Douarnenez le 1er Novembre, sa dernière pièce de théatre, qu’il a lui-même mise en scène : "Re an tu all".

2013-2014
Séance du vendredi 6 Juin 2014 avec Yann Bijer.
- Plusieurs séances de Kontañ Kaoz 2013-2014 ont été consacrées à la lecture de son roman policier "Teñzor didan-vor ar Priñs Frederik". Il était donc l’invité par excellence pour clôre la saison !

- Né en 1940 à Lechiagat (port de la commune de Treffiagat), Yann BIJER est brittophone de naissance.
- Mais ce n’est qu’en 1974, parce qu’il n’y avait plus de télé après que le pylône de l’antenne de Roc’h Tredudon ait été abattu, qu’il a appris à lire et écrire dans sa langue maternelle... Pensez donc combien le temps libre était subitement devenu interminable ! Pour lui, cela n’a pas été du temps perdu, en tout cas !
- C’est peut-être cela qui explique la riche vivacité des écrits de cet écrivain... Des écrits où l’on trouve autant le pittoresque des tournures de la langue parlée que la précision d’une langue modernisée avec des mots nouvellement créés correspondant aux besoins de la vie moderne.
- Yann BIJER a produit toutes sortes d’écrits : des nouvelles, des contes, des romans de police où des romans "ethnographiques"... Et aussi de la poésie...
- Yann est un homme affable, qui aime la rencontre et l’échange.

Séance du 25 Avril avec Annaïck Loisel. :
- Annaïck Loisel a exercé le métier d’assistante sociale pendant 30 ans. Elle s’intéresse depuis longtemps à l’histoire et la langue bretonne. Elle a donc suivi une formation de guide du patrimoine, chaque week-end pendant un an, auprès de "Villes d’Art et d’Histoire", formation validée par sa réussite au concours.
- Ce 25 avril elle est venue nous rencontrer à Plogonnec avec dans son sac un jeu nommé "Breizhit", jeu destiné aux petits comme aux grands et dont le but est de nous faire découvrir la Bretagne par le biais de questions, sérieuses ou amusantes. Nous avons découvert ce jeu ensemble et nous avons passé un bon moment, ne voyant pas le temps passer...

Séance du 28 Mars avec Michel Bolzer

Séance du 31 Janvier, avec Jean-Pierre Hélias.

Séance du 20 Décembre, avec Lukian Kergoat :

Séance du 22 Novembre, avec Yann-Bêr Kemener

JPEG - 28.7 ko

Un jeu d’enfant pour Yann Bêr Kemener de capter l’attention de ses auditeurs (une quinzaine ce vendredi) tant est variée la matière de ses « travaux ». Il a ainsi présenté les différentes méthodes qu’il a élaborées pour apprendre ou perfectionner le breton : des cahiers de « devoirs de vacances » pour les enfants du premier degré élevés en breton, des méthodes pour les lycéens qui commencent l’apprentissage en 4ème, et d’autres pour tout public, comme « Brezhoneg prim ha dillo » et « Brezhoneg pell ha founnus » ; un troisième volume est en chantier : « Kanevedenn ar brezhoneg. Brezhoneg liesliv pe brezhoneg lieston » dont le but sera de permettre aux apprenants d’avoir une approche des parlers locaux. Un autre domaine de prédilection : certains breuvages de Bretagne comme le cidre et la bière. Il a écrit deux livrets sur la bière bretonne d’autrefois et d’aujourd’hui, et deux autres sur la pomme et les boissons qui en découlent lorsqu’on la presse…

JPEG - 22.2 ko

Mais c’est son Moutig qui a été la vedette de la soirée. Qui est Moutig ? Un agneau mignon, filou, hardi et avide de découvrir le monde… Il part sans crainte sur des chemins inconnus, où il rencontre Lanig Al Louarn, Younig an Toutig, Luc’hig et toutes sortes d’autres personnages. Parfois, en compagnie d’un autre garnement, un mouton noir nommé Dandu, il joue au loup pour effrayer les voisins. Pas sûr qu’il les effraye vraiment ! Les farces de Moutig sont racontées aux enfants dans quatre livres superbement illustrés par Ganlor. De jolis cadeaux pour Noël !

GIF - 57 ko
JPEG - 45.2 ko
JPEG - 12.4 ko
JPEG - 9.9 ko


Séance du 8 Novembre, avec Youenn Kervalan :

JPEG - 214.3 ko

Qu’est-il donc arrivé au Père Noël dans le Bois du Duc, alors qu’il terminait sa tournée de distribution de cadeaux à tous les enfants du monde ? Les participants à la séance "Kontañ Kaoz" du 8 Novembre sont au courant maintenant car Youenn Kervalan, qui habite non loin du bois, est venu leur raconter cette histoire vraie qu’il a écrite il y a une bonne vingtaine d’années...
- Du Bois du Duc à Telo

JPEG - 242.2 ko

il n’y a qu’un pas ! Dans la foulée il leur a décrit les aventures du petit Telo qui gravit un arc-en-ciel et se retrouva projeté dans le pays des guérisseurs d’épouvantails...
- Et c’est avec grand plaisir qu’il leur a présenté son dernier roman "Ar Waremm Vras", publié aux Editions Al Lanv, très ancré aussi dans le pays de la Montagne du Prieuré. Chacun aura remarqué qu’un écrivain peut être aussi un excellent conteur

- L’année "scolaire" 2012-2013 a été riche en découvertes. Les invités (et pas des moindres !) ont eu beaucoup de plaisir à participer à ces échanges et ont promis de revenir ! Le groupe envisage aussi des conférences, des sorties, et peut-être quelques séances d’initiation, de façon informelle, pour des personnes ne parlant pas du tout breton.

Kontañ kaoz : la dernière séance...


En Avril-Mai, le groupe a échangé à partir d’articles de presse ( souvent extraits de l’hebdomadaire Ya), sans oublier une mémorable soirée en compagnie du conteur Yann Guillamot.

Quinze personnes à la séance du 9 Novembre autour de Gi Le Lay, de la Distillerie des Menhirs à Plomelin. Plijadur ’zo bet ! Le Télégramme 29.10.2012

- 

| | Plan du site | Suivre la vie du site RSS 2.0